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Last Updated: Oct 24th, 2006 - 17:24:11 |
Port-au-Prince, 29 septembre 2006 (AHP) Une importante rencontre s'est tenue jeudi au Ministère de la justice entre le ministre René Magloire, des cadres du ministère et une centaine de doyens et juges d'instruction des différentes juridictions du pays en vue de faire un état de la situation et de discuter des objectifs poursuivis par le ministère.
Au cours de cette renconre organisée à 4 jours de la reprise des travaux judiciaires le 2 octobre, le titulaire de la justice et les autres cadres dont le directeur général Josué Piere-Louis, ont partagé avec les magistrats présents les objectifs du Ministère inscrits dans le plan d'action 2006/2007 et dans le plan quinquennal.
" Nous n'avons pas donné de directives , mais mes collaborateurs et moi avons fait part de nos attentes. Nous avons discuté notamment des problèmes de détentions préventives prolongées, de notre politique en matière de justice de proximité, a dit le ministre Magloire, ajoutant qu'il a été demandé aux magistrats d'envoyer des rapports réguliers au ministère pour une bonne evaluation de ce qui se passse dans les juridictions et pour la planification des actions du ministère.
Le ministre affirme avoir rappelé aux juges le rôle important qu'ils jouent et doivent jouer dans l'administration et la distribution de la justice à travers le pays.
Des échanges ont également été faits autour des horaires de travail et de la nécessité d'accéléreer les procédures en evitant de renvoyer les causes de huitaine à huitaine.
"La durée des audiences s'étend de 10 heures du matin à l'épuisement du rôle", a souligné le garde des sceaux qui affirme avoir évoqué le dossier des tarifs judiciaires qui seront bientôt rendus publics pour éviter l'exploitation des justiciables.
Pour leur part, les magistrats ont fait part aux responsables de leurs mauvaises conditions de travail et des diffcultés de tous ordres auxquelles ils sont confrontés dont l'absence de salle pour siéger et la pénurie de moyens de transport.
Le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Rock Cadet a mis l'accent sur ce qu'il appelle la sincérité des autorités du ministère de la justice dans leurs réponses aux différentes questions posées par les intervenants.
L'une des principales revendications des collègues a été la question salariale, a dit Rock Cadet, mais "le ministre et ses colaborateurs ont parlé d'une seule voix pour dire qu'ils ne sont pas prêts à faire des promesses fallacieuses".
Toutefois, ils ont fait part de leur intention de renforcer les pouvoirs des chefs de juridiction et favoriser ainsi la déconcentration des services", s'est réjoui Me Cadet qui se dit satisfait d'avoir été en face d'interlocuteurs qui ont refusé de verser dans la démagogie, mais qui ont assuré vouloir aider à réhausser l'image de la magistrature et à pourvoir les juridiction des moyens matériels nécessaires.
Selon le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, "le principal problème confronté par sa juridiction est celui de la détention préventive prolongée".
Des centaines de personnes incarcérées pour des motifs divers, certaines depuis des années attendent toujours d'être entendues par un juge
"Ce problème est mis à tort sur le compte des cabinets d'instruction", a lancé le doyen, ajoutant que les responsables du ministère de la justice sont aujourd'hui conscients des problèmes confrontés par les magistrats instructeurs qui travaillent, a-t-il dit, dans des conditions d'hygiène et de sécurité qui laissent à désirer.
Déplorant la mauvaise image projetée de la justice haïtienne, Me Rock Cadet affirme que " des efforts sont pourtant faits et des résultats obtenus."
Tous les jours, a-t-il dit, les juges d'instruction rendent des ordonnances. Cette année, on a eu une session criminelle au cours de laquelle plus de 90 dossiers ont été traités, a-t-il fait savoir, soulignant que tout un lot d'ordonnances de règlements et d'ordonnances de clôture sont prêtes au parquet.
Il a exprimé le souhait que les magistrats soient mieux appréciés dans la distribution des richesses et dans la fourniture des moyens, puisque les autorités judiciares sont conscientes, a-t-il dit, de leurs mauvaises conditions de travail.
Le doyen du tribunal des Côteaux, Gérard Cassien Chéry s'est également déclaré satisfait de la journée de tavail.
Les doyens ont soulevé, a-t-il dit, différents problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur juridiction.
" Les responsables du ministère ont pris note et ont promis d'oeuvrer à l'amélioration de leurs conditions de travail", a dit Me Chéry qui a promis de prendre davantage à coeur ses responsabilites et de communiquer avec les autres acteurs pour les sensibliser sur la nécessité de traiter avec célérité et dans les délais de la loi, les dossiers dont ils ont la charge.
AHP 29 septembre 2006 12:20 AM
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